Ce projet de recherche porte sur les productions du Laboratoire de Graphique créé et dirigé par le cartographe et sémiologue Jacques Bertin à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) entre 1954 et 2000. À l’occasion du cinquantenaire de la publication de sa Sémiologie graphique en 1967, l’objectif est de proposer un événement scientifique inaugural permettant d’en mesurer l’héritage dans les pratiques contemporaines de la cartographie, du design d’information et de la visualisation de données. Pensé comme un triptyque, cet événement comprend l’organisation d’une exposition rétrospective, d’une journée d’étude et d’une série d’ateliers-forum axés sur la rencontre entre universitaires, chercheurs en écoles d’art, étudiants et professionnels du design.

En savoir plus

Design et sciences sociales : histoire d’une rencontre

Les activités du laboratoire de cartographie fondé par Jacques Bertin en 1954, devenu le Laboratoire de Graphique en 1974, articulent de manière inédite production d’images, visualisation de données et recherche scientifique. Le caractère précurseur des travaux menés au sein du laboratoire est désormais internationalement reconnu au travers des ouvrages de Bertin. Néanmoins, la richesse de ces expérimentations graphiques, des collaborations et de leurs apports intellectuels est restée peu étudiée dans sa globalité, alors même qu'on constate depuis quelques années certains rapprochements entre activités de recherche universitaires et réflexions dans les arts appliqués sur les thèmes de la cartographie et de la représentation graphique de données. Ces convergences nouvelles interrogent la place dévolue au design dans la construction des pratiques et des savoirs scientifiques contemporains. L’émergence actuelle d’un champ de recherche sur le design s'opère sous l’impulsion conjointe de travaux anglo-américains et de la réforme pédagogique au sein des écoles d’art françaises. Cet essor se manifeste par une augmentation significative des travaux académiques sur les formes de design, sur leurs trajectoires historiques et sur leurs implications sociétales. Traversée par des enjeux économiques et politiques majeurs, la pratique contemporaine du design n'a toutefois pas encore donné lieu à un corpus clairement circonscrit dans le contexte hexagonal. Comment construire le design comme objet d’étude ? Existe-t-il des spécificités méthodologiques propres à la recherche dans ce domaine ? Telles sont quelques-unes des interrogations qui animent ce projet, désireux de replacer le débat au cœur des sciences sociales et de l’actualité de la recherche en écoles d’art, à l’appui d’une réflexion historique.

Les archives Bertin : un fond diversifié à valoriser

Les documents présentés et étudiés dans le cadre du projet proviennent de deux institutions patrimoniales: les Archives Nationales pour les fonds du Laboratoire de Graphique, qui constituent l’essentiel des pièces exposées, et la Bibliothèque Nationale de France pour les archives personnelles de Jacques Bertin. Le dépôt des pièces relatives au Laboratoire de Graphique a été initialement opéré à l’initiative de Françoise Vergneault, directrice d’études à l’EHESS, soucieuse de voir préserver le patrimoine scientifique du laboratoire où elle a exercé les fonctions de cartographe et d’enseignant-chercheur entre 1961 et 1999. Le fonds était alors conservé dans les locaux anciennement occupés par le laboratoire, situés au 131 boulevard Saint-Michel à Paris. Un fractionnement du fonds en plusieurs versements a été opéré en raison des conditions matérielles de transfert au Centre des Archives Contemporaines des Archives Nationales, ainsi que des modalités de conservation des différents supports. Avec l’aide d’Emmanuelle Giry et de Nadine Gastaldi, conservatrices aux Archives Nationales, la valorisation du fond, initiée dès 2015 par Anne-Lyse Renon dans le cadre de ce projet, a consisté en une première indexation et une sélection d’archives issues de 174 cotes, certaines d’entre elles comportant plus d’une centaine de documents. Le fonds des archives personnelles de Jacques Bertin détenu par la Bibliothèque Nationale de France a fait l’objet quant à lui d’une ouverture inédite grâce au concours de Catherine Hofmann et Olivier Loiseaux, conservateurs à la BNF. L’exposition inclut deux pièces d’archives rares: le manuscrit original de la Sémiologie graphique rédigé et annoté par Jacques Bertin, ainsi qu'une carte du relief étasunien réalisée de sa main.

La somme des archives conservées est considérable. Dans l’attente d’autres manifestations scientifiques, la sélection restreinte sur laquelle se fonde l’exposition vise à documenter l’apport spécifique de Jacques Bertin à la sémiologie graphique à l’aune de documents renseignant plus largement les activités de recherche collectives au sein du Laboratoire de Graphique. Ce faisant, il s'agit de confronter la portée historique de ces pièces à l’actualité de la recherche en design tout en présentant au grand public les documents les plus accessibles et les plus pertinents sur le plan graphique. Le consortium d’institutions et d’écoles d’art partenaires constitué pour l’organisation de ce premier événement est appelé à se densifier au fur et à mesure du développement du projet dans une perspective pluri-annuelle. d’autres actions de valorisation des fonds sont d’ores et déjà à l’étude, telles que le catalogage et l’indexation des archives personnelles de Jacques Bertin détenues par la BNF, ou la production d’expositions thématiques.

Trois manifestations, une publication, un projet en devenir

Quatre thématiques principales structurent ce projet de rétrospective des travaux du Laboratoire de Graphique :

  • 1. les collaborations et la vie quotidienne du laboratoire ;
  • 2. le traité de Sémiologie graphique de Jacques Bertin et les étapes d’élaboration de son système sémiotique ;
  • 3. la plasticité et l’expressivité visuelle des recherches cartographiques ;
  • 4. les développements pédagogiques de la Sémiologie graphique.

Ces thématiques sont transversales aux trois manifestations programmées à l’automne 2017. L’exposition des archives vise à présenter des recherches et des productions marquantes du Laboratoire de Graphique. La journée d’étude convie des chercheurs spécialistes des activités du laboratoire ou de la représentation graphique comme pratique de recherche. Enfin, le forum est centré sur la valorisation des moyens d’interconnaissance et de coopération entre étudiants, enseignants et chercheurs issus de milieux pédagogiques, intellectuels ou artistiques pluriels. L’actualité de la Sémiologie graphique concerne la visualisation de données, la recherche en école d’art et de design, mais également l’innovation et l’ingénierie de la conception. Le forum a donc pour but de réduire la fragmentation des champs de réflexion en favorisant la circulation d’informations, la capitalisation des expériences, ainsi que la réflexion collective.

Ces manifestations complémentaires seront valorisées par la publication d’un ouvrage aux Éditions B42. Celui-ci proposera une synthèse pédagogique sur la recherche en graphisme à partir de contributions inédites relatives à la visualisation de données, par des spécialistes internationaux issus des sciences humaines et sociales ainsi que du design.

Exposition

La réouverture du siège historique de l’EHESS au 54, bd. Raspail au printemps 2017, après 6 ans de travaux, est l’occasion privilégiée d’accueillir une exposition portant un éclairage neuf sur l’histoire et la vie intellectuelle de l’école. Le commissariat est structuré autour des quatre axes de réflexion du projet scientifique :

  • La vie du Laboratoire de Graphique : parcours, collaborations et pratiques

    • Apports visuels du Laboratoire de Graphique à la valorisation des productions scientifiques de l’EHESS : la collaboration Bertin-Braudel
    • Situation du Laboratoire de Graphique au sein de la vie scientifique et institutionnelle de l’EHESS : l’identité visuelle de l’école
    • Vie quotidienne du Laboratoire de Graphique: projection de films réalisés sur le travail du laboratoire, numérisés grâce à l’INRIA
  • Le traité de Sémiologie graphique de Jacques Bertin : genèse et résultats

    • Étapes de la production d’un ouvrage-clé : le manuscrit original de la Sémiologie graphique (1967)
    • Invention scientifique de la Sémiologie graphique : les variables visuelles de Bertin
    • Applications d’un savoir graphique: le “bertifier” et le projet DIY Bertin Matrix de l’INRIA
  • l’expressivité et la plasticité du travail graphique : la représentation du territoire géographique et humain

    • Expérimentations du Laboratoire de Graphique : la production plastique du relief
    • Apports des travaux du Laboratoire de Graphique à la cartographie traditionnelle: la production de planisphères
    • Concrétisation des savoirs graphiques : usages et matérialité des cartes
  • Héritages de la Sémiologie graphique dans la recherche contemporaine

    • Enjeux pédagogiques de la Sémiologie graphique : apprentissage de la recherche par la graphique (archives personnelles de Roberto Gimeno)
    • Prolongements scientifiques des travaux du Laboratoire de Graphique : la plateforme géomatique de l’EHESS (PSIG)
    • Disciplines et objets: de la Sémiologie graphique au design d’information (atelier de cartographie de Sciences-Po)

Journée d’étude

Intitulée « Jacques Bertin et le Laboratoire de Graphique : l’héritage de la représentation des données en sciences sociales », cette journée d’étude fait intervenir des chercheurs spécialistes des activités du Laboratoire de Graphique et de l’actualité de la représentation graphique comme pratique de recherche.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

  • 9h00 — Allocution inaugurale
    Ouverture par un représentant de l’EHESS
  • 9h30 — Introduction
    Anne-Lyse Renon (Telecom ParisTech – EHESS)
  • 10h00 — Expressivité, relief et design
    Gilles Palsky (Géographie-Cités – Paris 1)
    Jean-François Bordron (université de Limoges)
    Joost Grootens (Design Academy d’Eindhoven)
    Modération Anne-Lyse Renon (Telecom ParisTech – EHESS)
  • Gilles Palsky (Géographie-Cités - Paris 1) : « Jacques Bertin, un artiste de la carte »

    Si Jacques Bertin est surtout connu et célébré pour son apport théorique, exposé dans la Sémiologie graphique, on ne doit pas oublier qu’il était un cartographe virtuose, maîtrisant ce qu’il appelait lui-même "l’œil du peintre". Bien que ses travaux aient surtout concerné les cartes thématiques, dont il renouvelle profondément le langage, il s’est aussi confronté à un problème classique de la cartographie : la représentation du relief. S’il ne propose pas de solution radicale, Bertin recherche et obtient une expressivité exceptionnelle de cette représentation, en appliquant quelques règles simples et un sens artistique incontestable.

    Jean-François Bordron (université de Limoges) : « Expression et iconicité »

    La signification est toujours portée par un plan d’expression. Celui-ci relève le plus souvent de ce que l’on appelle des formes symboliques. Mais celles-ci comportent d’une façon essentielle une composante iconique dont nous chercherons à préciser le statut. On peut en particulier se demander quel rôle joue l’iconicité dans l’organisation du monde sensible tel que nous le percevons, chaque sens ayant de ce point de vue sa spécificité.

    Joost Grootens (Design Academy d’Eindhoven) : « Moins d’art, plus de matière : complexité et contradiction dans le design d’information »

    Notre époque se singularise par une surabondance d’informations, liée notamment à l’Internet. Elle appelle des formats permettant de visualiser d’énormes quantités d’informations et de les traiter. L’atlas constitue un bon exemple d’un tel format. Les productions du Studio Joost Grootens abordent l’atlas à la fois comme un outil de traitement de l’information, comme un objet imprimé et comme un médium indispensable à l’âge numérique.

  • 11h30 — Pause
  • 11h45 — Automatisation, espaces, et datavisualisation
    Jean-Daniel Fekete (Inria)
    Philippe Rivière (Visionscarto.net)
    Bruno Desachy (ArScAn – Paris 10)
    Modération Anthony Masure (LLA-CRÉATIS – UT2J)
  • Jean-Daniel Fekete (Inria) : « Influence de Jacques Bertin dans la visualisation moderne »

    La Sémiologie graphique a 50 ans mais reste une source d’inspiration et d’influence en visualisation de données. Cette communication propose quelques histoires sur le contenu du livre pour illustrer cette influence, en particulier celle des matrices ordonnables, afin de comprendre à quel point la recherche actuelle reste fortement influencée par le travail précurseur de Jacques Bertin.

    Philippe Rivière (Visionscarto.net) : « Qu'est-ce qu'une projection cartographique ? La recherche d’une formule pour la "Bertin 1953" »

    Chacun sait que la Terre est plate… dans les atlas et sur les cartes. Mais pour la faire rentrer dans ce papier plat, il faut presser fort, ce qui va provoquer des étirements, des torsions et des découpes. La question est de savoir combien, et où… Si les propositions faites par Jacques Bertin dans sa Sémiologie graphique ont parlé aux cartographes, c'est par leur choix sensible et raisonné. Peut-on le mettre en équation ?

    Bruno Desachy (ArScAn – Paris 10) : « Le traitement des données archéologiques, lieu de rencontre de la sémiologie graphique et de l’analyse statistique »

    À la différence d’autres sciences humaines, c’est surtout le traitement graphique des données, plus que les applications cartographiques, que les archéologues ont retenu de la Sémiologie graphique de Jacques Bertin. Ceux-ci y étaient prédisposés par une tradition propre de recherches de sériations chronologiques au moyen de permutations matricielles. Cette importance du traitement graphique des données conforté par les apports de Bertin a fait de l’archéologie, à la fin du siècle dernier, un lieu de confrontation mais aussi de dialogue entre sémiologie graphique et méthodes statistiques multidimensionnelles alors nouvellement apparues en sciences humaines, avec des développements qui se poursuivent encore actuellement.

  • 13h15 — Pause déjeuner
  • 14h30 — Cartographie, art et politique
    Laurent Jeanpierre (LabToP-CRESPPA – Paris 8)
    Julien Prévieux (artiste)
    Agnès Stienne (graphiste indépendante)
    Modération Maxime Boidy (LabToP-CRESPPA – Paris 8)
  • Laurent Jeanpierre (LabToP-CRESPPA – Paris 8) : « Manières de dessiner des relations de pouvoir en art et en sociologie »

    À partir des exemples de Mark Lombardi et de Bureau d’études en art et de quelques articles canoniques de la sociologie des réseaux états-unienne, on proposera une lecture croisée des manières de construire puis de représenter des réseaux de pouvoir. On les confrontera, dans la mesure du possible, aux acquis de la Sémiologie graphique de Jacques Bertin et à d’autres travaux sur la visualisation de données. L’enjeu, à partir de problèmes communs aux domaines considérés dans cette communication, est de distinguer plusieurs types de conceptualisation et de figuration du pouvoir d’agir ainsi que de la causalité.

    Julien Prévieux (artiste) : « Mais que dessine la police ? »

    Dessiner des cartes de crime avec des policiers, chorégraphier la mesure des mouvements et des gestes avec les danseurs de l’Opéra de Paris ou encore tisser des enregistrements oculométriques : Julien Prévieux présentera un certain nombre d’œuvres récentes dans lesquelles les outils de visualisation des données trouvent leurs potentialités critiques et ludiques déployées.

    Agnès Stienne (graphiste indépendante) : « La géopoétique des champs »

    Cette intervention présente un travail de recherche qui aborde les thèmes liés à l’agriculture, notamment les dérives de l’agriculture industrielle et le land grabbing, à l’appui de cartes et de visualisations réalisées à l’aquarelle.

  • 16h00 — Pause
  • 16h15 — Apprentissage, pédagogie et recherche
    Roberto Gimeno (Sciences Po)
    Patrice Mitrano (Sciences Po)
    Rudi Meyer (enseignant - graphiste)
    Modération Gilles Rouffineau (ESAD Valence-Grenoble)
  • Roberto Gimeno et Patrice Mitrano (Sciences Po) : « De la graphique comme méthode d’apprentissage au logiciel Khartis »

    Les recherches sur l’utilisation de la graphique dans l’enseignement ont été menées par Roberto Gimeno, sous la direction de Jacques Bertin, au Laboratoire de Graphique de l’EHESS de 1976 à 1993. Des expériences préalables du laboratoire ont permis de formuler les hypothèses qui ont orienté les expériences. Après quelques définitions nécessaires (la Graphique, un graphique, un graphisme) le choix de quelques exemples significatifs permet de décrire la démarche type dans une classe ainsi que des objectifs particuliers atteints.

    Rudi Meyer (enseignant - graphiste) : « Ma rencontre avec Jacques Bertin »

    Cette intervention esquisse un trajet qui conduit des cours de Jacques Bertin sur « la Graphique et le traitement graphique de l’information » au Laboratoire de cartographie de l’École pratique des hautes études que j'ai suivi en 1974, à mon enseignement à l’École nationale supérieure des arts décoratifs. J'ai conduit une expérience auprès de mes élèves pour leur transmettre quelques principes de Jacques Bertin dans le but de compléter l’enseignement d’expression avec une confrontation de données plus objectives.

  • 17h45 — Conclusion de la journée

Workshops

Les workshops sont réservés aux partenaires.
La restitution du vendredi 24 novembre après-midi (à partir de 17h) est publique.

  • Little Nemo (1982) et les variables visuelles, sprint book, réédition

    Roberto Gimeno (Sciences Po)

    l’analyse de l’utilisation des variables visuelles permet-elle de découvrir si elles jouent un rôle dans la structuration visuelle du récit ? Devant la page de Little Nemo choisie, les étudiants ont observé la « richesse visuelle bien plus importante que le système linguistique » et se sont proposés de « mettre en rapport les étapes du récit avec les variations visuelles du dessin pour vérifier l’hypothèse selon laquelle le dessin raconte et complète l’histoire en la dépassant ». Ils souhaitaient répondre à la question : « les différentes variables visuelles (couleur, grain, etc.) ont-elles un emploi précis ou sont-elles utilisées de façon arbitraire ? » La démarche choisie a été « d’isoler chaque variable visuelle dans un calque pour analyser son évolution tout au long de la bande » et ensuite « mettre en relation les variables visuelles entre elles dans un tableau à double entrée » et les vignettes de la bande dessinée.

  • Art, cartographie et politique

    Agnès Stienne (graphiste indépendante)

    Représentation de données comparatives : « 1000 hectares, qu’est-ce que cela raconte ? ». Pour donner une idée de mesure de superficie, on entend souvent : « ça fait X terrains de football ». Cela donne peut-être une idée d’une superficie en tant que telle, mais d’un point de vue informatif, c'est stérile. Par contre, dire combien il y a d’arbres abattus quand on déboise 1000 hectares de forêt, cela commence à nous raconter quelque chose. Dans un premier article sur les accaparements de terres, j’avais opposé 1 000 ha de culture vivrière (500 parcelles avec maisons, 2 ha correspondant au besoin minimum d’une famille éthiopienne moyenne) à 1 000 ha de monoculture. En voyant l’image, on comprend tout de suite ce qui est en jeu : la destruction des structures rurales, de la biodiversité, des voies d’accès, des communs, etc. Le point de départ de ce workshop est de donner sens en image à 1000 ha (ou peut-être une autre superficie) dans un domaine que les étudiant·es choisissent de traiter à partir de leurs centres d’intérêt, le spectre étant large : territoire de vie personnel, inégalités dans un secteur donné, biodiversité sur terre, sur mer, dans le désert, densités de population, béton contre espaces verts.

  • Projections et déformations

    Phlippe Rivière (Visionscarto.net)

    La projection du planisphère élaborée par Jacques Bertin en 1953 est devenue le quotidien de tous les cartographes qui souhaitent représenter des phénomènes à une échelle globale. Elle est une des rares projections à préserver à peu près les surfaces, sans pour autant déformer les pays de manière trop grotesque. Traduite en code informatique par Philippe Rivière au sein de la bibliothèque javascript D3.js, celle-ci est désormais disponible en licence libre dans une version numérique. Ce workshop débutera par une introduction à la gestion et à l’affichage de données géographiques dans D3.js, afin de comprendre son fonctionnement. Certain·e·s étudiant·e·s pourront travailler le côté graphique, créer leurs propres globes à partir d’images qu’ils/elles peindront et scanneront, ou en dessin sur ordinateur ; les plasticien·e·s pourront jouer avec des objets en plastique dur ou en plastique mou, et voir comment les « déformer », etc. Jusqu'où une déformation est-elle acceptable, et comment peut-elle contribuer à faire forme ? Que se passerait-il si on appliquait les formules de déformation de Bertin à d’autres contenus que la géographie ?

  • Datavisualisation

    Jean-Daniel Fekete (Inria), Charles Perin (University of London), Samuel Huron (Télécom ParisTech)

    La visualisation de données est devenue très populaire ces dernières années, et il existe de nombreux outils qui permettent de créer des visualisations à partir de tables de données ou de réseaux. Jacques Bertin a été parmi les premiers à formaliser les règles de construction des visualisation avec son ouvrage Sémiologie Graphique. Depuis, la visualisation est devenue interactive et a pu s’appuyer sur la puissance de calcul des ordinateurs. Dans ce séminaire, nous montrerons concrètement comment la construction des représentations visuelles fonctionne, en animant un atelier interactif destiné au plus grand nombre et leur permettant de toucher du doigt (au sens propre) les étapes de construction des visualisations. Nous montrerons aussi que la compréhension des données est un processus et non le résultat d'une simple représentation graphique. Jacques Bertin a mis en avant un processus qui, avec les nouveaux ordinateurs, peut être aidé par le calcul, mais pas remplacé. Enfin, nous discuterons des débats qui animent le domaine sur les recommandations et bonnes pratiques de design graphique pour faire une visualisation efficace (“data-ink ratio” vs “embellissement”). Afin de mieux comprendre les implications de ces débats, nous présenterons plusieurs nouvelles études scientifiques et exemples qui permettront de renouveler ces bonnes pratiques. L’atelier sera interactif, et ne nécessitera pas de connaissances informatiques.

  • Cartographie

    Eric Mermet, Carmen Brando (PSIG, EHESS), Jean-François Gleyze (designer UX, docteur en géographie), Catherine Dominguès, Laurence Jolivet (chercheuses à l’IGN)

    4 ou 5 ateliers pratiques de cartographie d’une durée d’environ 3h ou 4h chacun. La Plateforme Géomatique est un lieu de rencontre à l’EHESS concernant l’analyse de phénomènes en Sciences Humaines et Sociales sous-tendus par un espace géographique. Les travaux de Jacques Bertin ont donc une forte influence sur nos pratiques cartographiques dès lors que nous souhaitons transmettre le bon message. Une de nos missions est de mettre en valeur une partie des milliers de travaux du laboratoire de Graphique créé par Bertin en 1954 et qui a fonctionné jusqu'en 2000. Dans ce cadre, PSL de Valorisation du fonds cartographique du Laboratoire de Graphique de l’EHESS vise à construire une cartothèque patrimoniale numérique basée sur un référentiel de données géoréférencées qui sera mis à la disposition de la communauté scientifique dans une démarche d’ouverture des données. Nous avons sélectionné un lot de 240 cartes africaines scientifiquement cohérentes et susceptibles d’être mobilisées par les chercheurs. Ce corpus « Afrique » permet de retracer l’émergence de la sémiologie graphique qui a influencé les travaux des géographes, anthropologues, historiens et linguistes « africanistes » dans les années comprises entre 1960 et 1980. Plus d’information sur le projet

  • Explographe. Démonstration explicative des outils de traitement statistique et graphique

    Bruno Desachy (université Paris 10)

    Démonstration et questionnement autour d’un certain nombre d’outils, principalement l’application "explographe", téléchargeables avec leur mode d’emploi ici.

  • À partir de Bertin

    Dominique Cunin (ESAD Grenoble-Valence)

    En 2016-2017, l’option Design Graphique de l’ESAD Grenoble-Valence a proposé aux étudiants de son second cycle d’engager des projets de design graphique à partir du travail de Jacques Bertin et de son équipe. Il s’agissait, lors d’un atelier étalé sur un trimestre, de voir la Graphique comme un terreau de réflexion et d’inspiration pour formuler des propositions de dispositifs originaux. Parce que le travail du Laboratoire de Graphique est souvent perçu comme l’une des origines de la visualisation de données contemporaine, la mise en œuvre des technologies numériques était l’un des enjeux de cet atelier. Notre intention était donc plus prospective qu’historique. Trois projets ont émergé de cet atelier, dont les prototypes préliminaires seront poursuivis et, éventuellement, finalisés dans le cadre de ce workshop.

Biographies des intervenants

  • Bruno Desachy

    Bruno Desachy est archéologue à l’UMR 7041 Archéologie et Sciences de l’Antiquité (Université Paris 10 Nanterre) et maître de conférences associé à l’université Paris 1 en Méthodes de l’archéologie.

  • Jean-François Bordron

    Jean-François Bordron est professeur émérite de l’Université de Limoges. Il a notamment publié Recherches sur les contraintes sémiotiques de la pensée discursive (PUF 1987), L’iconicité et ses images (PUF 2011), Images et vérité (Sigilla, 2013), Les sens du son (Avec G. Chandès et F. Bobrie, Solilang, 2014), Le discours spéculatif (Lambert-Lucas, 2016).

  • Carmen Brando

    Carmen Brando détient un doctorat en informatique et est ingénieure de recherche à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Elle est affectée à la Plateforme Géomatique de l’EHESS et au Centre de Recherches Historiques (CRH - UMR 8558). Elle s'intéresse au développement de méthodes informatiques pour les humanités et les sciences sociales. En particulier, ses expertises comprennent le web sémantique, le traitement automatique du langage naturel, l’apprentissage par machine, et la spatialisation de l’information. Elle co-anime le Groupe d’intérêt spécial GeoHumanities de l’Alliance of Digital Humanities Organizations (ADHO). Elle coordonne actuellement deux projets de recherche en humanités numériques soutenus par Paris Sciences Lettres (PSL) et le Campus Condorcet.

  • Dominique Cunin

    Dominique Cunin est artiste, docteur en Esthétique, Sciences et Technologie des Arts (Paris 8), chercheur dans le laboratoire de recherche de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (EnsadLab), et enseignant à l’École Supérieure d’Art et de Design de Valence en Design Graphique, spécialisé dans la mise en œuvre des médias numériques et des écrans mobiles. Son approche de la programmation et de l'interactivité en art l'ont amené à développer différents outils pour la création artistique dans sa pratique et ses enseignements. Son travail artistique s'intéresse aux possibilités de représentation et d'appréhension de l'espace et du bâti au travers des technologies numériques de l'image. Ses recherches interrogent les modalités de mise en œuvre de la programmation informatique et les différentes formes que peuvent prendre les langages de programmation pour les arts et le design.

  • Catherine Dominguès

    Catherine Dominguès est chargée d’études et de recherche dans l’unité COGIT du laboratoire LASTIG de l’Institut national de l’information géographique et forestière depuis 2005. Ses centres d’intérêt se situent à l’intersection entre le traitement automatique de la langue et la géomatique. Ses activités de recherche concernent la recherche et l’analyse d’informations localisées (objets géographiques et thématiques, entités nommées) dans des corpus écrits ou oraux retranscrits, à l’aide d’outils et méthodes linguistiques et statistiques. Elle coordonne le projet exploratoire MATRICIEL (PEPS UPE CNRS) « Lieux des migrants à travers des récits de vie : perceptions, émotions, mots, cartes ».

  • Jean-Daniel Fekete

    Jean-Daniel Fekete est directeur de recherche INRIA (DR1), responsable de l'équipe projet Aviz qu'il a créé en 2007. Ses domaines de recherche sont la Visualisation Analytique, la Visualisation d'Information et l'Interaction Homme-Machine. Il fait partie du comité de suivi de la conférence IEEE InfoVis et de EuroVis. Il est membre du "publication board" de l'association EuroGraphics. Il a été le président de la conférence IEEE VIS 2014 qui s'est déroulée en dehors des USA, à Paris, pour la première fois de son histoire. Il a été le président de l'association francophone d'interaction Homme-Machine (AFIHM) de 2009 à 2013, il a été éditeur associé du journal IEEE Transactions on Visualization and Computer Graphics (TVCG) de 2011 à 2015. Il a été le président de la conférence IEEE InfoVis en 2011, co-responsable des articles de la conférence IEEE Pacific Visualization en 2011.

  • Roberto Gimeno

    Né en 1938 en Uruguay, Roberto Gimeno a participé aux activités du Laboratoire de Graphique de l’EHESS dirigé par Jacques Bertin entre 1974 et 1991. Titulaire d’un doctorat en Sciences de l’information et de la communication, ses recherches ont porté sur l’utilisation de la graphique dans l’enseignement entre 1976 et 1991. Depuis 1991 il est enseignant à Sciences Po où il occupe un poste de Maître de conférences des Universités depuis 1994. Il a été à la source de plusieurs outils infographiques (traitement matriciel et cartographie) conçus pour l’école élémentaire et le collège (Graphiq, Matrix, Crecart, Cartax, Carta-PC).

  • Jean-François Gleyze

    Jean-François Gleyze est designer UX indépendant diplômé de l’ENSCI-Les Ateliers. Également docteur en géographie (2005) et anciennement chercheur à l’Institut Géographique National (2000-2009), il s'intéresse aux champs du design numérique questionnant les écritures et à la façon dont l’utilisateur appréhende et interagit avec les informations (organisation des contenus, visualisation, navigation, contribution).

  • Joost Grootens

    Architecte de formation, Joost Grootens est designer graphique. Son studio réalise des ouvrages dans les domaines de l’art, de l’architecture et de l’urbanisme, spécialisés dans les atlas et le design cartographique. Il a réalisé des commandes pour nai010 Publishers, Lars Müller Publishers, Phaidon Press, ETH Zürich and Future Cities Laboratory Singapore. Joost Grootens est également à la tête du master Information Design à la Design Academy d’Eindhoven.

  • Benoit Hazard

    Benoit Hazard est anthropologue, chargé de recherche (CR1) au Centre National de la Recherche Scientifique. Il coordonne l’axe environnement de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (UMR 8177 CNRS EHESS). Ses recherches portent sur le devenir des paysages pastoraux de la vallée centrale du rift dans l’anthropocène. Il dirige un séminaire intitulé l’Atelier de l’anthropocène à l’EHESS. Il coordonne un projet européen Marie Curie « Résilience des paysages en Afrique de l’Est : identifier les seuils critiques et les trajectoires durables ». Il est co-rédacteur en chef des Cahiers d’études africaines.

  • Samuel Huron

    Samuel Huron est Maitre de conférences en design des technologie de l’information et de la communication à Télécom ParisTech (UMR CNRS i3) et spécialisé dans le domaine de la visualisation. Il est co-directeur de l’équipe « Co-Design Lab » et membre de l’équipe DIVA. Son travail de recherche est situé a l’intersection de design, de la visualisation de données et des interfaces tangibles. Actuellement, son travail de recherche est concentré sur trois axes : les différentes modalités de conception de visualisations, les méthodologies de recherche par le design, la simplification de technologies expertes pour les novices. En lien avec ses thématiques de recherche, son activité d’enseignement porte principalement sur le design d’interaction et de services, la recherche en design, le prototypage rapide, la visualisation de données.

  • Laurent Jeanpierre

    Laurent Jeanpierre est sociologue et professeur de science politique à l’Université Paris 8-Saint-Denis. Une partie de ses travaux portent sur l’histoire savante et politique des sciences sociales ainsi que sur les pratiques artistiques contemporaines.

  • Laurence Jolivet

    Laurence Jolivet est chargée d’études et de recherche dans l’unité COGIT du laboratoire LASTIG de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Elle a suivi une formation initiale en géomatique et a effectué une thèse en géographie sur la modélisation du paysage dans des études de dynamiques de la faune sauvage. Elle continue à présent des recherches en analyse et en modélisation de l’information géographique pour des études en environnement et en aménagement du territoire, tout en utilisant la représentation cartographique comme support de réflexion et de communication.

  • Annick Lantenois

    Historienne de l’art de formation, Annick Lantenois a orienté son travail vers l’histoire et la théorie du design graphique. Depuis janvier 2000, elle enseigne dans l'option “design graphique“ de l’École supérieure d’art et design Grenoble-Valence. Elle partage avec Gilles Rouffineau, la responsabilité scientifique de l‘unité de recherche “Il n‘y a pas de savoirs sans transmission“ qui a obtenu un financement de la Direction Générale de la Création Artistique en 2013. Outre l’organisation de colloques ou de tables-rondes, elle a également publié Le Vertige du funambule. Le design graphique, entre économie et morale, aux éditions B42/Cité du design de Saint-Étienne, ainsi que des articles consacrés au design graphique, notamment dans les revues Azimuts, Back Cover, Livraison. Elle a participé à des éditions collectives : catalogue du Festival international de l'affiche et du graphisme (2011), Graphisme en France (2012), Face au brand territorial (Ruedi Baur et Sébatien Thiéry, dir.) chez Lars Müller (2013). Elle a également dirigé la publication des actes de la journée d'étude organisée à Valence, Lire à l'écran, publiés en 2011 chez B42. L'ensemble de son travail tente de réfléchir au dialogue entre l'histoire du design graphique et les questions nouvelles qui se posent à ce domaine de pratiques aujourd'hui.

  • Éric Mermet

    Éric Mermet est ingénieur de recherche au CNRS, affecté au Centre d’Analyse de Mathématique Sociales et à l’Institut des Systèmes Complexes Paris Ile-de-France. Il est responsable de la plateforme Géomatique de l’EHESS pour laquelle il développe les composantes organisationnelles. Ingénieur en robotique, systèmes intelligents et intelligence artificielle, titulaire d’un doctorat en Informatique et Géomatique, il développe les composantes techniques autour de l’implémentation de plusieurs outils (logiciels, plugins, sites web, WebSIG) et plusieurs méthodes d’analyse spatiales et statistiques.

  • Rudi Meyer

    Diplômé de l’Allgemeine Gewerbe­schule (AGS) de Bâle, Rudi Meyer s'installe à Paris en 1964. Son activité professionnelle couvre les multiples pratiques du design et de la communication visuelle : signalétique et cartographie, architecture intérieure et scénographie d’exposition, identité visuelle et édition, affiches et logotypes, photo­graphie et typographie, design de produit. Il enseigne à l’Atelier national de création typo­graphique (directeur de recherches de 1990 à 1996) et à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs à Paris de 1967 à 2005. En 1976 il obtient le Design Award « IF, International Forum Design » à Hanovre pour ses montres Lip et un Award du Type Directors Club à New York en 2005. Il est membre de l’Alliance graphique interna­tionale (Agi), ses travaux sont publiés dans de nombreux pays.

  • Patrice Mitrano

    Patrice Mitrano est géographe-cartographe à l’Atelier de cartographie de Sciences Po depuis 1995 et en est le responsable depuis 2015. Il assure par ailleurs une charge de TD autour de la sémiologie graphique et ses applications en cartographie à l’Université d’Orléans depuis 1995. L’équipe composée de 4 personnes ne limite pas ses travaux aux seules "cartes" , mais explore le vaste champ du "traitement graphique de l’information", en privilégiant la diffusion la plus ouverte possible. Deux derniers projets en témoignent : 1/ Khartis outil libre et open source de cartographie statistique (V2 disponible tout début 2018) et 2/ E-Atlas Espace mondial, diffusion numérique et open source multimédia qui prolonge les publications papier de l’Atlas de la mondialisation.

  • Gilles Palsky

    Gilles Palsky est professeur de géographie à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et membre de l’équipe de recherche E.H.GO (Epistémologie et Histoire de la Géographie, UMR 8504, CNRS). Ses travaux portent sur le rôle des images dans la construction des savoirs géographiques et sur le développement des cartes et atlas thématiques à la période contemporaine. Il travaille également sur des aspects théoriques en cartographie : visualisation des dynamiques spatiales, cartographies participatives, sémiologie graphique. Il a publié une histoire de la cartographie statistique au 19e siècle, Des chiffres et des cartes (CTHS, 1996) et collaboré à plusieurs catalogues d’expositions cartographiques, notamment Couleurs de la Terre (Paris, 1999) et Maps. Finding our Place in the World (Chicago, 2007).

  • Charles Perin

    Charles Perin est Maître de Conférences en informatique à City, University of London, au Royaume-Uni, spécialisé en visualisation d’information et interaction homme-machine. Il s’intéresse à la conception et l’étude de nouvelles interactions pour la visualisation, ainsi qu’à l’utilisation et l’interaction avec des visualisations au quotidien. Il s’intéresse tout particulièrement à la conception d’outils de visualisation pour la création de visualisation de données personnelles et pour l’exploration et la communication de données ouvertes.

  • Julien Prévieux

    L’économie, la politique, les technologies de pointe, sont autant de « mondes » dans lesquels s'immisce la pratique artistique de Julien Prévieux. Ses œuvres s'approprient les mécanismes des secteurs d’activité qu'elles investissent pour mieux en mettre à jour les dogmes et les dérives. Son travail a été récemment présenté à la biennale de Iekaterinbourg, à la Blackwood Gallery à Toronto, à la Mullae Art Factory à Séoul, au RISD Museum of Art de Providence, au Centre Pompidou à Paris, à la Kunsthalle de Vienne ou encore à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin.

  • Philippe Rivière

    Mathématicien, journaliste et programmeur, Philippe Rivière se consacre depuis peu à la cartographie et en explore, avec Visionscarto.net, la technique, l’histoire et la méthodologie.

  • Sandrine Robert

    Sandrine Robert est maître de conférences à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess) dans le Groupe de Géographie et d’Histoire des Territoires, de l’Environnement, des Ressources et des Sociétés (GGh-Terres) du Centre de Recherches Historiques. Archéogéographe, ses recherches portent sur la résilience des formes du paysage et des réseaux spatiaux dans la longue durée. Elle dirigeait jusqu'en février 2017 la plateforme géomatique de l’Ehess. Elle a publié, avec Laurent Costa, un Guide de lecture des cartes anciennes, Paris, éditions Errance, 2009.

  • Agnès Stienne

    Agnès Stienne est artiste, cartographe et graphiste indépendante. Elle collabore comme cartographe au journal Le monde diplomatique et contribue au site d’expérimentation cartographique Visionscarto.net. Elle mène un travail de recherche sur les pratiques agricoles, le land grabbing et les thèmes fondamentaux liés à l’agriculture et l’alimentation. L’exposition « Géopoétique des champs » était visible à Paris l’été 2017 dans le cadre de l’événement sur l’alimentation #Ensemble au Musée de la mode et du design.

Équipe

Direction scientifique et commissariat
  • Anne-Lyse Renon (Telecom ParisTech – EHESS)
Comité d’organisation
  • Sébastien Biniek (ANRT, IGN, ESAD Grenoble-Valence)
  • Maxime Boidy (LabToP-CRESPPA – Paris 8)
  • Thibéry Maillard (EHESS)
  • Anthony Masure (LLA-CRÉATIS – UT2J)
  • Roman Seban (EESAB Lorient)
  • Philippe Vellozzo (EHESS)
Coordination
Archives Nationales
  • Emmanuelle Giry
  • Nadine Gastaldi
Coordination BnF
  • Catherine Hofmann
  • Olivier Loiseaux
Identité visuelle
  • Bureau Roman Seban
Coordination
de la publication
  • Éditions B42
  • Anne-Lyse Renon (Telecom ParisTech – EHESS)
  • Anthony Masure (LLA-CRÉATIS – UT2J)
  • Maxime Boidy (LabToP-CRESPPA – Paris 8)
Conseil scientifique
  • Serge Bonin (EHESS)
  • Jean Boutier (EHESS / CNRS)
  • Bruno Desachy (Paris 10 / CNRS)
  • Jean-Daniel Fekete (Inria)
  • Nadine Gastaldi (Archives Nationales)
  • Roberto Gimeno (Sciences Po)
  • Emmanuelle Giry (Archives Nationales)
  • Benoit Hazard (EHESS / CNRS)
  • Catherine Hofmann (BnF)
  • Laurent Jeanpierre (LabToP-CRESPPA – Paris 8)
  • Bruno Karsenti (LIER – IMM/CNRS)
  • Jean Lassègue (LIAS – IMM/CNRS)
  • Olivier Loiseaux (BnF)
  • Anthony Masure (LLA-CRÉATIS – UT2J)
  • Eric Mermet (EHESS / CNRS)
  • Rudi Meyer (Studio Rudi Meyer)
  • Patrice Mitrano (Sciences-Po)
  • Marie-Vic Ozouf-Marignier (EHESS / CNRS)
  • Gilles Palsky (Paris 1 / CNRS)
  • Anne-Lyse Renon (Telecom ParisTech – EHESS)
  • Philippe Rivière (Visions carto)
  • Sandrine Robert (EHESS / CNRS)
  • Gilles Rouffineau (ESAD Grenoble-Valence)
  • Antonella Tufano (Gerphau - ENSAPLV)
  • Nicolas Verdier (EHESS / CNRS)
Partenaires
  • EHESS
  • Institut Marcel Mauss
  • Archives Nationales
  • BnF
  • Géographie cités – CNRS
  • IGN (projet MATRICIEL, PEPS 2016, Univ. Paris-Est/CNRS)
  • INRIA
  • Sciences Po
  • ESAD Grenoble-Valence
  • EESAB – Lorient
  • ESAD Reims
  • EESAB Rennes
  • La Cambre
  • Gerphau – ENSAPLV
  • Editions B42

Contact

annelyse.renon@ehess.fr

Identité visuelle : Bureau Roman Seban

Police de caractère : Endroit, Sébastien Biniek

Design Web : Anthony Masure